Dans les parages de Cernunnos. La symbolique du cerf en Europe celtique et gallo-romaine (fin)

Publié le par Keltoi

 

Etude réalisée par : Gérard Poitrenaud

 

Le cerf apparaît comme un être primordial qui incarne le ciel, le divin comme la création en général et le cycle éternel de la mort et de la vie. De ses attributions très larges ne reste au Moyen-âge que celle de passeur dans l’autre monde, comme le montrent deux étranges coutumes qui ont échappé à la censure de l’Église, et qu’on peut rattacher — par défaut — à la tradition celtique.
De nombreuses légendes prêtent à la peau de cerf découpée en lanières le pouvoir d’englober un domaine ou un territoire d’un périmètre exceptionnel. Selon Jérémie Benoît, l’espace ainsi délimité était ainsi rendu sacré, le chaos originel transformé en lieu d’habitation humaine et l’esprit qui l’habitait rendu inoffensif par la présence d’une force supérieure46. Ce n’est pas tout à fait exact à mon avis, car il s’agit d’un établissement dédié au culte ou au pouvoir d’un seigneur et on ne sait rien d’un esprit se trouvant là auparavant. La fondation devait plutôt se réaliser à partir de l’être primordial en reproduisant une cosmogonie prototype de toute fondation. C’est justement cet ancrage dans la cosmogonie qui explique que dans le Mabinogi, Llew et Gwydyon aient eu l’idée de se déguiser en cordonniers, c’est-à-dire en artisans qui découpent le cuir. Le cerf
primordial est à l’origine de la multiplication miraculeuse du territoire et donc de l’espace.

La peau miraculeuse du cerf était-elle en même temps une allégorie du feu divin qui dégage et crée un territoire47 ? Les deux saints bretons légendaires Edern et Théleau reçoivent en tout cas tout le territoire dont ils font le tour en une nuit en chevauchant leur cerf. Tous deux sont par ailleurs associés à l’idée de grandeur ou de multiplication. Parti d’Irlande ou du pays de Galles, le premier aborda en Bretagne vers 894. Son nom est dérivé de l’adjectif edyrn, « grand, gigantesque » en cymrique ou du latin aeternus « éternel », ce qui n’est pas moins. On le retrouve dans le légendaire gallois en tant qu’Eydern fils de Nuz (Nudd, Nuada en Irlande, Nodons en Gaule), qui chevauchait un cerf. Quant au saint, un cerf poursuivi par une chasse se réfugia sous sa robe monastique. Il l’apprivoisa et le cerf ne le quitta plus. Selon une autre version, Edern rencontra le cerf au soir et chevaucha toute la nuit sur le dos de l’animal pour délimiter les frontières du pays qu’il avait à christianiser. Quant à saint Théleau, il serait né vers 485 au pays de Galles. Le seigneur de Châteaugal lui offrit le territoire qu’il pourrait enclore en une nuit avant le chant du coq ; le saint se servit d’un cerf comme monture. À sa mort, son corps devint triple. Sa fête est célébrée le jour de la Pentecôte par la procession appelée Troménie. Cette cérémonie peut apporter un éclairage supplémentaire. Le mot serait la francisation du breton tro-minihi, littéralement tour du minihi, qui dériverait du latin monachia (espace monastique du haut Moyen-âge). Une autre étymologie propose tro-menez « tour de la montagne ». La Troménie de Locronan était anciennement une procession tournante d’environ douze kilomètres, qui avait lieu tous les six ans. Le circuit passait par la forêt de Névet, dont le nom viendrait de nemet (« sacré »), dérivé du gaulois nemeton. Si cela pouvait être vérifié, la grande Troménie serait le contournement d’un espace sacré, reproduisant le tour effectué par le cerf fondateur.

Sainte Mildred qui vécut vers 700 chevauchait elle aussi des cerfs. Elle était abbesse d’un monastère situé dans l’île de Thanet, à l’estuaire de la Tamise48. Sa mère, sainte Ermenburge, avait, en guise de réparation pour le meurtre de ses deux frères, obtenu du roi toutes les terres que pourrait parcourir en une seule fois le cerf qu’elle avait adopté. La légende de la fondation par la peau de cerf se retrouve jusque dans la Saga de Ragnar Lodbrok, dans laquelle la fondation de la ville de Londres commence aussi par une peau de cerf découpée en fines lanières. Dans la Légende de Raymondin enfin, la fée Mélusine conseille au héros, dont le nom signifie comme par hasard « roi du monde » 49 , de demander au comte de Poitiers de lui donner près de la Fontaine de soif « autant de terrain qu’une peau de cerf peut en entourer »50.

Le cerf est donc lié à l’idée de mouvement, de pourtour et d’agrandissement magique. Il est impliqué dans la circumambulation qui rend un territoire sacré. L’enclos représente le pourtour du ciel nocturne et crée une limite inviolable par les puissances maléfiques. Le domaine, la ville, le monastère entouré par la peau du cerf, sont englobés dans celle-ci et se trouvent par la même sous la protection divine. Mais en même temps, cet espace inviolable s’agrandit au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer et produit l’abondance. Le cerf incarne la création divine et l’abondance qui en découle. L’établissement humain est en quelque sorte généré par le cerf qui lui communique par sa substance la force d’expansion de l’origine51.

Depuis La Chanson de Roland jusqu’à la fin du XIe siècle, il est en littérature d’usage de coudre le corps des défunts prestigieux dans une peau de cerf : c’est le cas pour Roland, Olivier et Turpin après la bataille de Roncevaux (vers 2967-2968). L’irlandais Morholt, tué par Tristan, est lui aussi cousu dans une peau de cerf52. On lit également dans la chanson de geste Garin le Lorrain datant de 1180 : En cuir de cerf fet le baron gésir ! Font une bière, le baron i ont mis. La coutume déborde du domaine littéraire, puisqu’il est aussi écrit qu’à la mort de Charles le Bon en 1127, on prépara selon la coutume une peau de cerf pour envelopper son corps. Ainsi cousu dans la peau de cerf, l’illustre défunt fut placé pour la messe sur une estrade au centre du choeur. Pendant la Révolution française, lors de l’exhumation des rois de France à Saint-Denis et à Saint-Germain-des-Prés, on trouva plusieurs d’entre eux, dont Louis VII, mort en 1180, cousus dans des sacs en cuir, ce qui
semble indiquer que l’usage fut suivi pendant au moins une bonne centaine d’années. Mircea Eliade explique cette coutume par la croyance selon laquelle les morts apparaissent parfois sous forme de cerf53. Ce qu’on a dit plus haut sur le pouvoir magique de la peau de cerf tombe à mon avis plus facilement sous le sens. C’est, par une curieuse inversion du voyage des défunts vers les îles des Bienheureux, que, dans un récit gallois, un pêcheur découvre un bébé dans une coracle de cuir et d’osier54 en pêchant le saumon au filet un 1er novembre (c’est-à-dire au temps de Samain qui introduit le Nouvel An celtique). Il avait le « front blanc » (tal-iesin) et n’était autre que le fameux barde qui errait depuis quarante jours sur la mer. Le linceul en peau de cerf, comme on peut le supposer, facilite le passage des morts dans l’autre monde, même si celui-ci est chrétien. Il semble aussi conduire les âmes vers la terre des vivants ; mort et naissance étant des portes qui communiquent entre elles.

Le cerf a été sacralisé partout en Gaule : ses bois protègent les morts dans les tombes comme les vivants sous la forme de rondelles cousues aux habits. Les bois accompagnent les offrandes dans les fosses cultuelles, afin que celles-ci peut-être soient préservées et atteignent mieux leur destinataire. Ils portent bonheur, donnent la force sexuelle, la fécondité et la vie. On voit paître des cerfs dans l’enceinte sacrée des temples, en attendant peut-être une fête de passage, lors de laquelle les adolescents touchent la ramure pour acquérir sa force virile. La découverte d’une partie d’un cerf « sauteur » en bois sculpté dans un puits à l’intérieur de la Viereckschanze de Fellbach-Schmiden dans le Wurtemberg nous ramène à Cernunnos. Elle se trouvait avec deux bouquetins dressés symétriquement de part et d’autre d’un personnage divin qui les maintenait par le milieu du corps si on enjuge d’après les mains qu’on peut voir encore. D’après leur position,
ce personnage a été reconstitué dans la position assise en tailleur. Sans doute y avait-il à l’origine deux cerfs dressés symétriquement de part et d’autre du dieu.

Notons que la posture des animaux est aussi un symbole de fécondité. Le bois des trois figures daté par dendrochronologie en 127 A.C. confirme l’origine préromaine de cet artefact. Peter-Röcher avance trop hâtivement qu’il n’avait pas de signification cultuelle, mais décorait simplement le puits55. Mais il faut au moins supposer que ce puits était sacré, car l’ensemble, qui évoque un maître des animaux, est un thème sacré. Mais on sait par ailleurs que les Celtes avaient l’habitude de déposer des objets cultuels dans des puits pour les désacraliser et éviter une profanation. Les peuples anciens ne concevaient d’ailleurs pas la décoration indépendamment de la religion. Cet auteur conteste également que le cerf fût relié comme les bouquetins à un personnage divin. Il n’y a certes pas de preuve, mais la composition des sculptures le suggère : les éléments sculptés qui s’appuient sur les bois et sur naseaux du cerf devaient se prolonger pour constituer une résille qui suppose une autre partie symétrique pour la soutenir. L’ensemble composé de deux paires d’animaux superposées de part et d’autre d’un ou de deux personnages divins également superposés et surmontés d’une résille était, à ce qu’il semble un symbole de souveraineté associé à un arbre symbolique. Yann Deberge a remarqué qu’il est probable qu’à la période gauloise la représentation de Cernunnos sous une forme anthropomorphe n’ait pas été la règle, et que le motif du cervidé a pu alors être utilisé pour figurer la divinité ou tout au moins évoquer certains de ses attributs56. La sculpture de Schmiden illustre à mon sens cette transition, c’est-à-dire le moment où le cerf divin devient indissociable du dieu-héros assis en tailleur.

 

Les thèmes et personnages divins impliqués dans cet article sont pour la plupart examinés dans différents passages de mon étude "Dans les cercles de Cernunnos - Le dieu primordial des Celtes et ses avatars" 

 

J’invite l’aimable lecteur qui désirerait en savoir plus à s’y reporter

 

44 V. le site de l’association du Falkenberg (http://www.fuerstengrab-strettweg.at). La tombe contenait les restesnd’un autre char cultuel brûlé avec d’autres objets sur le bûcher, qui ont été interprétés comme des parties du char cultuel déjà reconstitué.
45 Camporeale, Giovannangelo : Die Etrusker. Geschichte und Kultur. Düsseldorf/Zürich, 2003, fig. 2.
46 Benoît 2001, 199.

47 Gricourt et Hollard 2010, 407.
48 On y a découvert (à la Pegwell Bay) un cimetière de l’âge de bronze et du fer, où on été pratiqué d’étranges rituels.
49 Gaignebet et Lajoux 1985, 101 b ; Gricourt-Hollard 2010, 406.
50 Gricourt et Hollard 2010, 407.

51 Dans un récit irlandais sur saint Patrick, le cerf est, semble-t-il, remplacé par le cheval comme pourvoyeur
d’abondance : Cormac Dubh vendit du blé à Patrick pour nourrir son groupe et lui demanda un prix élevé pour la quantité que le cheval minable de celui-ci pourrait porter ; mais ce dernier vida sans fatigue la grange sac après sac, ce qui n’était jamais arrivé (Mac Neill 1982, 398 et 414 ; Sergent 2004, 253).

52 Joseph Bédier, Le roman de Tristan et Iseut, 1946, 20. Lombard-Jourdan 2009, 33. Gricourt et Hollard 2010, 126.
53 Mircéa Eliade : De Zalmoxis à Gengis-Khan. Paris : Payot, 1970, 146-147.
54 De Vries 1963, 267.

55 Peter-Röcker 2012-2013, 194-195.
56 Deberge 2010, 144.

 

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